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Comment accroître l’efficacité du processus de contrôle des eaux de procédés industriels?

L’eau est un élément essentiel dans plusieurs procédés industriels. Elle est, par exemple, utilisée dans l’extraction du pétrole des sables bitumineux, dans les pâtes et papiers, dans plusieurs procédés de métallurgie et dans différentes usines chimiques.

Environnement Ressources
François Châteauneuf
Date  Mai 2020

A l’inverse, l’eau de pluie ou celle provenant de nappes phréatiques peut s’accumuler dans une mine et doit alors être pompée (de-watering). Que ce soit pour des raisons d’intégrité du procédé ou pour des raisons de sécurité, il est primordial pour les exploitants de ces installations industrielles de pouvoir mesurer les particules solides en suspension dans l’eau. 

Dans le cas des usines utilisant des bassins de rétention, il est impératif de connaître le nombre de particules en suspension dans l’eau afin d’assurer l’intégrité du procédé. On effectue alors des tests en laboratoire, mais le processus est long : on prélève un échantillon qui est ensuite analysé, puis le résultat est transmis à l’exploitant. Si l’échantillon respecte les normes, on peut continuer d’évacuer l’eau hors de la mine ou des bassins. Sinon, il faut ajuster le procédé, puis faire d’autres tests. Chaque arrêt représente une perte de productivité et des coûts pour l’entreprise. Les tests en laboratoire demeurent pertinents pour obtenir des résultats périodiques et pour assurer la conformité à la réglementation gouvernementale, mais ils sont peu pratiques pour les activités quotidiennes.

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Certaines usines possèdent des sondes, placées directement dans le bassin de rétention, capables de fournir des analyses en temps réel. Par contre, ces sondes finissent par s’encrasser et donner des mesures imprécises. Leur nettoyage fait perdre temps, données et argent. De plus, elles ne mesurent que les particules se trouvant à leur emplacement, et pas celles qui se trouvent au-dessus ou en-dessous, en concentration variable. La plupart du temps, ces sondes mesurent indirectement les particules en suspension en déterminant leur concentration à partir de la mesure de turbidité.

La gestion des eaux de rejet demeure un problème important dans le secteur minier. Afin d’assurer la conformité de la quantité des solides en suspension rejetés dans la nature, les exploitants ont souvent des approches conservatrices en surutilisant les produits de floculation et/ou en diminuant les vitesses de pompage pour ne pas remettre en suspension les solides qui sont précipités. Avec des résultats en temps réel, ces problèmes pourraient facilement être évités.

Imaginez une solution qui permettrait de mesurer les solides en suspension sans avoir à plonger une sonde dans le liquide. Une solution qui pourrait aussi fournir un profil vertical de concentration et qui permettrait de déterminer la vitesse de sédimentation. Considérant que le suivi au quotidien du procédé ne nécessite pas de résultats homologués, une telle solution permettrait de rétroagir directement sur le procédé et d’éviter les longues périodes d’arrêt. Les tests homologués en laboratoire pourraient se concentrer sur le respect des différentes normes gouvernementales.

INO recherche des partenaires pour développer une telle solution en mettant à profit sa connaissance pointue des propriétés optiques des milieux diffusants. Notre démarche structurée en cinq étapes  a été conçue de façon à minimiser les risques pour nos partenaires et à nous assurer de leur livrer une solution qui comblera entièrement leurs besoins.

Si vous êtes intéressé à discuter de la mesure des solides en suspension dans l’eau dans les procédés industriels, si vous souhaitez travailler avec INO ou si vous avez besoin d’autres renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec moi.

À propos de l'auteur

François Châteauneuf

Directeur - Ressources durables, agriculture et infrastructure

François Châteauneuf a obtenu son doctorat en chimie à l’Université Laval et son doctorat en sciences en chimie physique à l’Université de Paris-XI en 1997.  Après avoir été ingénieur système durant 8 ans, il a rejoint INO en 2006 où il a dirigé le programme environnement et a supervisé les activités de développement autour des LiDAR élastiques et spectroscopiques. François est responsable depuis 2018 de l’unité d’affaires ressources durables, agriculture et infrastructure.

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